…La plateforme s’arrêta devant la porte d’un corps de garde. Les deux hommes patientèrent à plus de dix mètres au-dessus du sol pendant que le paysage défilait sous leurs yeux. Le Gobi était vaste, si vaste que les montagnes apparaissaient comme des mirages à l’horizon. Les contours pâles de l’Altaï avec leurs sommets enneigés constituaient plus un décor qu’un obstacle. On discernait des éperons rocheux çà et là, qui ne devaient pas dépasser les trente à quarante mètres de haut. Aral n’était pas la planète la plus aride de l’Expansion, mais les colons qui s’y étaient installés avaient choisi la difficulté. Des points d’eau, alimentés par une mer à des milliers de kilomètres au sud, servaient d’étapes dans le périple des villes En dehors de ces contraintes, les cités nomades étaient libres de parcourir l’unique continent : une aberration, à l’image de cette humanité ayant abandonné la Terre des siècles auparavant pour se disperser dans un recoin de la galaxie…

Aral

Conditionnement culturel : Asie mineure / Mongolie

La majeure partie de la planète est couverte d’une steppe à l’exception de parties montagneuses au centre. Aucune ville n’a été construite sur le sol, toutes sont montées sur des plateformes mobiles de plusieurs kilomètres de long. Elles voyagent au gré de la programmation de l’unité Neumann d’Aral sans jamais se percuter. Tous les deux ou trois jours, elles se posent à terre pour se ravitailler en eau grâce à un système installé par les premiers colons.

Les villes nomades les plus importantes sont Samarcande et Oulan-Bator, cette dernière disposant du conditionnement culturel le plus strict.

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