Dans la veine de la nouvelle « le khan Mergen » (parue dans l’anthologie Destination Univers parue chez Griffe d’Encre en 2011), j’écris des nouvelles dans l’univers de l’Expansion, en m’intéressant à certaines périodes. On trouvera des textes se situant avant le tome 1, entre le tome 1 et le tome 2 (ce qui permettra de connaître le destin d’Ai Kazama, la prof de math), et après. C’est une manière de remplir certains « trous » et d’expliquer ce qui n’est souvent qu’évoqué.

Je viens de terminer une novella d’environ 130 000 signes et qui raconte l’histoire du navire lors de son lancement. Il est rappelé dans le premier tome que le Melkine est constitué d’une partie de tous les navires de colonisation lors de l’Exode, cependant, rien n’est dit sur les fondements des différentes règles qui régissent les rapports avec les conditionnements culturels. A travers la personnalité du premier doyen, on apprendra :

– Que de nombreuses stations ont été en concurrence pour construire le navire et que la plus opulente, Venise, a décroché le contrat.

– Si la couleur rouge désigne la première Fréquence, Magma, elle le doit à son fondateur dont c’était la couleur fétiche.

– L’idée de l’algorithme ne vient pas de l’équipage du Melkine, elle lui a été suggérée quand il est devenu évident que l’Expansion n’allait pas se contenter de regarder passer le navire.

– Le premier doyen a commis une erreur fondamentale qui a condamné les futurs élèves à renoncer à toute intervention directe sur le conditionnement. Même si c’était la seule solution à court terme, il est le principal responsable de la lenteur du changement alors qu’au départ, tout le monde imaginait que la programmation neuronale disparaîtrait au bout d’une centaine d’années.

– La première proue du navire était bien différente à l’époque où il s’appelait Anabase.

– C’est une femme qui octroya sa liberté au Melkine, le permettant de débuter son voyage et sauvant la vie du doyen. Pas n’importe laquelle, car c’est l’ancêtre d’une personne qui participera au destin du navire dans la trilogie.

Le texte était très amusant à écrire, et m’a permis de découvrir pas mal de choses que j’ignorais. Quand je dis « ignorer », cela signifie que même si j’étais persuadé de la raison de certaines règles qui s’imposaient au navire, je n’étais jamais remonté à leur origine. J’ai été chercher la cohérence qui pouvait expliquer tout ce qui, au fil des ans, pouvait paraître artificiel. C’est le propre de toute institution de fonctionner selon des principes tout en oubliant pourquoi ils se sont diffusés.