De retour d’un court mais merveilleux séjour à New-York. Je passe les considérations touristiques (il faudrait des pages et des pages pour raconter à quel point cette ville m’a enthousiasmé) pour me concentrer sur la présentation de Dreaming 2074.

La journée de mercredi ne se résuma pas à attendre la soirée. Il avait été décidé de réaliser des interviews en anglais de chaque auteur pendant une trentaine de minutes. Pour patienter et stresser un minimum, nous avions un quartier général, le Hanamizuki Japanese Cafe à Chelsea.

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Les enregistrements vidéos sont à destination de blogueurs qui souhaitent du contenu exclusif supplémentaire. Les questions étaient posées par un journaliste américain, David Sokol, qui s’est enthousiasmé pour les textes et a su nous poser des questions pertinentes avec une gentillesse remarquable. Il m’a même fait découvrir certains aspects inconscients de mon texte, ce qui, de mon point de vue, est la marque d’un bon interviewer. C’était professionnel, travaillé, mais très amical. Malgré tout, j’en suis sorti lessivé, et la séance de démaquillage a bien aidé à retrouver du calme.

Après un retour à l’hôtel pour se reposer, on s’est tous retrouvés à la librairie française (voir Une librairie proustienne… à New-York), l’endroit est encore plus superbe que les photos que l’on peut trouver sur le net, et très accueillant. Le public était composé de journalistes, responsables d’agences de mode et du luxe, ainsi que de personnalités de la science-fiction américaine (tel David Hartwell, senior editor chez TOR Books), soit environ 80 personnes sur 100 places disponibles. Vu le temps maussade, la neige et le froid, c’était un bel exploit.

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La présentation a tourné essentiellement sur le contenu de nos textes, en présence de Sheryl Curtis, notre brillante traductrice. La science-fiction française était parfaitement mise à l’honneur dans ce lieu, et nos ouvrages avaient même fait le voyage.

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Les discussions avec les invités furent passionnantes. En fait, les américains n’en sont pas revenus du côté fou du projet. Cela leur a paru très « français » comme ambition, et pour les amateurs de science-fiction, ils y ont vu une forme de reconnaissance du sérieux de cette littérature, au vu du prestige du commanditaire. Ils ont aussi adoré qu’on se déplace spécialement à New-York et de pouvoir discuter avec nous. Nous avons pu parler des représentations culturelles, de la différence entre la « New-Yorkaise » et la « Parisienne », de la Chine et de l’Inde, et ainsi de suite. Le public était jeune, en majorité, et a eu l’élégance de ne pas nous faire sentir qu’on écorchait l’anglais. La soirée fut passionnante et se termina dans un resto juif new-yorkais autour de sandwichs au pastrami.

Je garderai longtemps le souvenir de ce séjour. Nous avons même eu la chance d’avoir du beau temps le lendemain, ce qui nous a permis de nous balader dans de meilleures conditions. Je n’oublierai jamais ce verre de cidre chaud bu en compagnie de Jean-Claude Dunyach et Xavier Mauméjean à Union Square. Un moment chaleureux entre amis unis autour d’un projet exceptionnel.

 

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