Archive for octobre, 2015


« La science-fiction, c’est un petit peu le successeur de la philosophie. Elle est née avec la philosophie et c’est à peu près le dernier domaine où l’on réfléchit à l’humanité telle qu’elle est en anticipant un petit peu sur telle qu’elle peut devenir. » Yal Ayerdhal (2015)

Une grande personnalité de la science-fiction francophone est morte cette semaine, l’auteur de Parleur, Demain une oasis, co-auteur d’Etoiles mourantes avec mon ami Jean-Claude Dunyach. Beaucoup de livres, une grande envie de parler du monde à travers la science-fiction, beaucoup d’engagement(s), voilà qui était cet homme. Ses amis les plus proches, les plus anciens, ont su parler de lui dignement et de manière émouvante, et continueront de le faire, aussi j’ai préféré mettre en avant cette dernière interview pour le site daily mars, il y a des hasards dont on ne peut dire s’ils sont heureux ou malheureux. Je trouve, pour ma part, que cette interview continue de transmettre l’énergie et la passion de cet auteur pour tout.

Bien sûr que nous sommes tristes, mais les mots de Sara Doke, celle qui partageait sa vie, doivent nous rappeler qu’il faut regarder vers l’avant, d’utiliser ce qu’Ayerdhal a partagé avec nous, pour progresser. Comme Roland jadis, je préfère garder de ces disparus l’image de cette puissance de vie, ce qui ne pourra jamais disparaître.

Je laisse la parole à Sara pour annoncer : « Nous dirons au revoir à Yal mardi 3 novembre à 14h45 au funérarium de Bruxelles, rue du Silence, en noir et rouge, en arc-en-ciel. Venez si vous pouvez, que ce moment soit grand, fort, chaleureux, à son image. »


Et c’est pour toutes ces raisons qu’il ne faut pas négliger de parler des Utopiales, ce festival dont l’édition 2015 a pour thème « Réalité(s) ». Je serai présent à partir du Vendredi 30 octobre jusqu’au Dimanche, avec le programme suivant :

Vendredi 30 octobre

21h / Scène Hetzel. Cérémonie du prix Julia Verlanger 2015.

J’y suis présent en tant que lauréat de l’année précédente. Durant cette cérémonie, quelques instants seront consacrés au souvenir d’Ayerdhal, par solidarité avec Sara Doke, présidente du jury, absente pour des raisons évidentes.

Samedi 31 octobre

13h / Scène Shayol. Les faux-semblants du pouvoir : représentations de la vie politique dans la science-fiction

Avec : Fabien Vehlmann, Norman Spinrad, Fred Duval, Olivier Paquet. Modération : Pierre-Paul Durastanti

15h00 / Scène Hetzel. Systèmes de surveillance et délation citoyenne : la dystopie est-elle devenue réalité ?

Avec : Jean-Marc Ligny, Catherine Dufour, Olivier Paquet, Jake Raynal, Alain Damasio. Modération : Antoine Mottier

Créneaux de dédicaces :

Vendredi 30 octobre : 16h

Samedi 31 octobre : 14h et 16h

Du 21 au 25 octobre a lieu le festival des Intergalactiques à Lyon (MJC Monplaisir). Après la table ronde d’ouverture à la bibliothèque de la Part-Dieu « L’Homme face au temps de la science-fiction » à 18h30, le week-end sera consacré à des tables rondes et des dédicaces. Le festival comporte aussi un volet de projections et d’animations sur le thème du temps, les détails sont sur le site de la manifestation.

Pour ma part, j’interviendrai :

Samedi 24 octobre à 14h30, Amphithéâtre.

– Table ronde : Le Space Opéra face à la théorie de la relativité en cinéma & littérature.

Avec Gilles ADAM (Astrophysicien), Le Capitaine du NEXUS VI (Critique & vidéaste), Marc LACHIEZE-REY (Astrophysicien, théoricien et cosmologue du CNRS), Sylvie LAINÉ (L’Opéra de Shaya) & Olivier PAQUET (Le Melkine). Modération : Jal.

Dédicaces au Salon du livre, stand de la librairie Omerveilles :

– Samedi 24 octobre de 14h à 19h & Dimanche 25 octobre de 10h à 18h.

La semaine d’après, je partirai pour les Utopiales, j’en parlerai plus tard.


Une critique récente de Structura Maxima par Noé Gaillard :

« Le réalisme poétique de Paquet se traduit pour moi par la subtilité avec laquelle il décrit l’ambiguïté – inhérente aux humains – de ses personnages. On notera qu’ils ont toujours une ou deux failles qui les rendent humains, attachants. La fin de l’histoire ne devrait pas surprendre et l’intérêt de toute l’histoire se situe alors dans la façon de faire naître et de résoudre les conflits.

A lire d’une traite… »