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Cette année encore, je participe aux Utopiales, dont le thème est consacré aux machines. Pour en savoir plus, je laisse la parole au président du festival, Roland Lehoucq :

Pour ma part, en dehors des séances de dédicaces (que l’on peut trouver ici ), je participerai aux tables rondes suivantes :

Lundi 31 octobre :

18h00 / Scène Hetzel La justice numérique

Avec : Laurence Suhner, Olivier Paquet, Ugo Bellagamba Modération : Pascal J. Thomas

Mardi 1er novembre :

15h00 / Scène Shayol La machine peut-elle faire de la littérature ?

Avec : Milad Doueihi, Raphaël Granier de Cassagnac, Ann Leckie, Claude Ecken, Olivier Paquet Modération : Sylvie Allouche

16h00 / Bar de Mme Spock Eco-technologie en science-fiction ?

Avec : Olivier Paquet, Louise Joor Modération : Pascal J. Thomas

Mercredi 2 novembre :

12h30 / Scène Shayol La machine qui lit

Avec : Olivier Paquet, Ménéas Marphil, Sara Doke Modération : Pascal J. Thomas

15h00 / Bar de Mme Spock Pokemon Go

Avec : Olivier Paquet, David Birgé-Cotte Modération : Antoine Mottier

 

Et j’animerai les tables rondes :

Lundi 31 octobre :

12h00 / Scène Shayol Le kami du percolateur

Avec : Denis Vidal, Milad Doueihi, Ann Leckie, Anna Starobinets Modération : Olivier Paquet

Mardi 1er novembre :

11h00 / Scène Shayol – en partenariat avec l’Inserm, le CEA et le CALQ Quand la machine surprotège l’homme

Avec : Martin Lessard, Paolo Bacigalupi, Laurence Boisset, Christophe Bernard, Olivier Grasset Modération : Olivier Paquet


J’ai aussi l’immense honneur de publier un texte dans l’anthologie des Utopiales et qui s’intitule Tokyodôme.

Couverture de l'anthologie des Utopiales

Couverture de l’anthologie des Utopiales

Ma nouvelle se déroule dans le milieu de la scène rock japonaise et tourne autour d’un concert organisé par les fans d’un groupe, un concert virtuel mais pas factice. Même pour ceux qui ne connaissent rien au rock japonais, le texte célèbre la fusion des capacités humaines et des machines pour créer une réalité plus intense et plus riche qu’on ne le pense. C’est un texte que j’ai grand plaisir à voir publié ici !

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Les critiques arrivent régulièrement, en voici une de Déborah Gay sur le site daily mars :

Jardin d’hiver est donc un roman palpitant, qui emprunte à d’autres œuvres tout en gardant une poésie propre, et très bien mis en valeur par une couverture réalisée par Aurélien Police. Un moment de légèreté, qui offre un peu d’originalité, et une note parfois steampunk dans sa description des villes.


J’avais évoqué la rentrée des auteurs à Lyon organisée par l’Arald, et il est temps d’en faire un compte-rendu.

Le 12 septembre à Villeurbanne, nous étions 12 auteurs interviewés par Danielle Maurel. Je me suis retrouvé en compagnie de Dominique Douay (auteur de Brume de cendres, paru aux Moutons électriques). Le public était constitué de libraires, bibliothécaires, blogueurs et organisateurs de manifestations littéraires, ce qui formait une foule importante venue nous écouter.

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Dominique Douay, Danielle Maurel et moi. Photo prise par l’Arald

Ce qui fut tout de suite agréable, pour les deux seuls auteurs de SF que nous étions, c’est que jamais nous n’eûmes l’impression de devoir nous excuser d’écrire de la science-fiction. On a parlé de nos livres, de leur contenu, de ce que nous voulions montrer. La journaliste avait parfaitement compris la démarche de chaque écrivain, même si nous étions tous très différents et cela a rendu l’exercice très naturel.

Lors du buffet qui a suivi, Dominique et moi avons eu une intéressante conversation avec Alexis Jenni (Prix Goncourt en 2011 pour l’Art de la guerre) qui était un ancien grand dévoreur de romans de science-fiction et constatant sa disparition (médiatique). C’est un constat qui se répète dans ce genre d’occasion, on trouve un bon nombre d’anciens lecteurs de SF, qui en ont souvent lu des grandes quantités et qui éprouvent le sentiment que ce genre n’existe plus. Je n’ai pas la réponse à ce problème, mais comme il est récurrent, il doit sans doute expliquer pas mal de choses sur l’absence de la SF sur la scène médiatique.

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Le public au TNP de Villeurbanne. Photo prise par l’Arald.

Le 22 septembre, nous avons répété l’exercice, avec 9 auteurs, en nous rendant à Montbrison, devant un certain nombre de bibliothécaires du réseau du département de la Loire. Cette fois, chaque auteur était présenté individuellement et devait lire un passage de son ouvrage. L’exercice n’est pas évident parce qu’il demande de choisir un passage qui a du sens, isolé, et de lire en prenant son temps. Peu importe si nous étions bons ou médiocres, l’un des auteurs, Julien d’Abrigeon (Sombres aux abords chez Quidam) a éclipsé tout le monde avec un passage où l’on sentait que son écriture était faite pour être déclamée par le poète qu’il est. Même si la question du rythme et de la sonorité des phrases constitue une partie importante de mon travail, je n’irai jamais vers cette radicalité-là, toutefois je reconnais le talent aussi bien dans le texte que dans l’interprétation.

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Rencontre avec les auteurs à Montbrison. Photo prise par l’Arald.

Pour ma part, j’ai été heureux d’être interrogé sur la place des femmes dans Jardin d’hiver. Comme l’a noté la booktubeuse The Bookish Nerd, ce sont les personnages les plus importants du roman, et j’apprécie que ce soit repéré. Lors de la présentation à Montbrison, j’ai rappelé le test de Bechdel, qui insiste sur la nécessité d’avoir deux personnages féminins qui sont dans un dialogue sans que le sujet de la conversation porte sur un personnage masculin. J’aime bien ce test, car il n’implique pas d’avoir une position sur l’identité féminine ou masculine, mais de considérer les protagonistes que comme des personnages et pas comme les porte-parole de leur sexe. Mes personnages féminins ont leurs propres motivations, qui ne peuvent se réduire à séduire un partenaire masculin, tout en tenant compte du contexte de la société.

Il n’est pas si difficile que ça de se mettre dans la peau d’une femme, il suffit de la traiter comme n’importe quel personnage, de se poser les mêmes questions qu’avec un homme. Peut-être qu’elle réagira différemment, mais cela doit venir de la situation, de sa propre histoire, et non pas de considérations sur ce qui est légitime ou pas de faire pour une femme.

Demain 12 septembre, je participe aux rencontres organisées par l’Arald à l’occasion de la rentrée littéraire. Devant des professionnels (libraires, bibliothécaires, journalistes), nous serons 12 auteurs qui parlerons de nos ouvrages. J’y serai en compagnie de Dominique Douay (Brume de cendres, aux Moutons électriques) pour la science-fiction, mais aussi avec des écrivains de blanche comme Alexis Jenni (prix Goncourt 2011 pour l’Art français de la guerre). L’événement se déroulera au TNP de Villeurbanne et je trouve agréable ce sentiment de participer à la « rentrée littéraire » en même temps que des auteurs publiés par Stock ou POL, sans distinction.

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Concernant Jardin d’hiver, le roman poursuit sa vie chez les libraires et les lecteurs. La magnifique couverture d’Aurélien Police a été sélectionnée parmi les couvertures de la semaine sur le site de la librairie Mollat à Bordeaux. C’est un vrai honneur, parmi toutes les couvertures des étals.

Certains critiques vous suivent à chaque sortie et c’est toujours un plaisir quand ils apprécient votre dernier roman, c’est le cas de Blackwolf de blog-o-livre :

Une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre. L’auteur nous propose ainsi un roman d’aventures qui, dès le premier chapitre, a réussi me happer, offrant ainsi un récit vivant, sans véritable temps mort, énergique. Entre rebondissement, retournements de situations et surprises, le rythme du récit s’avère efficace et entrainant et je me suis retrouvé à tourner les pages avec plaisir et envie d’en apprendre plus concernant cette intrigue complexe, dense et pleine de manipulations. Il arrive aussi, entre des phases plus nerveuses, à poser efficacement son récit et ses réflexions.

Une nouveauté pour moi, mon livre a été chroniqué par une booktubeuse. Ces critiques de livres par youtube sont une nouvelle manière de faire connaître des ouvrages et se développe depuis quelques années pour devenir un média essentiel dans la promotion des littératures, surtout lorsqu’elles n’ont pas de relais dans la presse généraliste. Ici, j’ai été impressionné par la qualité de l’analyse de The Bookish Nerd, qui chronique Jardin d’hiver en approfondissant aussi bien les aspects de forme que de fond pendant près d’un quart d’heure. En tant qu’auteur, j’ai été ravi d’un tel travail et je vous invite à suivre cette personne pour découvrir de nouveaux livres.

 

Lors des dernières Utopiales, j’ai pu présenter mon prochain roman à paraître chez l’Atalante (pour le deuxième semestre 2016) et qui s’intitule Jardin d’hiver.

Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de 20 ans, suite à un incident appelé « le crime du siècle ». Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes. L’histoire tourne autour d’une bande de contrebandiers cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les batailles et qui tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange. Cette découverte les fera traverser l’Europe à la recherche du passé et des germes du futur.

Ce roman est parti de plusieurs envies. La première, c’est d’inventer une Europe du futur, totalement recomposée et dont la manifestation la plus pure est incarnée par un nouveau Paris. La capitale n’est plus une ville musée, mais une ville de grandes tours, d’arrondissements suspendus et de métros aériens. Je me suis aidé pour cela de l’exposition Revoir Paris, réalisée à partir de la bande-dessinée de Schuiten et Peeters et retraçant tous les projets de reconstruction de la ville à partir du 19e siècle.

Ensuite, j’ai voulu changer de perspective sur la question du rapport aux machines. Il devient de plus en plus cliché d’accuser l’informatique de transformer l’humain, de le soumettre et de le déformer. Dans le monde de Jardin d’hiver, les machines sont les seules entités dignes de confiance, les humains ne cessant de mentir, trahir, jouer la comédie pour servir leurs intérêts. J’ai tenté d’explorer toutes les symbioses possibles entre nature et mécanique, avec tout ce que cela implique.

Enfin, pour la première fois dans un roman, j’ai vraiment créé un personnage d’Intelligence artificielle. Comme dans ma nouvelle « la Reine d’Ambre », mon IA appelée Sublime n’a pas de langage et a développé une communication fondée sur la sensualité et la sensibilité. Sa puissance se dévoile au fur et à mesure du roman et j’aime bien le résultat.

D’un point de vue général, c’est un roman sur le pardon, élément essentiel pour un conflit qui va se terminer, avec tous les sacrifices que cela entraîne. Après, attendez-vous à de grosses scènes d’action, des armes aux capacités « un peu » excessives, et des personnages tout à fait héroïques. Jardin d’hiver est un grand opéra dont l’Europe est le décor.

Encore une belle édition que cette année, avec plus de 65 000 visiteurs à Nantes pour célébrer la science-fiction. Je ne suis pas resté assez longtemps pour avoir le temps de profiter de toutes les conférences et activités disponibles, mais le beau temps  n’a pas dissuadé le public de s’enfermer dans la Cité des Congrès.

Conférence sur la scène Shayol (photo ActuSF)

Ma première journée s’est répartie en trois événements :

  • Discussion avec mon éditrice au sujet de mon prochain roman qui s’intitule Jardin d’hiver. Plus d’informations à venir, mais la sortie est programmée pour le second semestre 2016.
  • Après un court passage par l’infirmerie (oui, les Utopiales, c’est dangereux), une interview croisée avec Jeanne-A Debats pour Imaj’nère (diffusion à venir sur Radio G. Moment sympa et détendu, même si je n’ai pas pu prolonger l’après-interview comme j’aurais aimé. Petit moment de stress au moment où on me demande de choisir une musique : j’écoute si souvent de la musique en écrivant que ne sélectionner qu’un morceau est une torture. Heureusement, Jeanne m’a soumis une piste et j’ai pu répondre.
  • Remise du prix Julia Verlanger et séquence-souvenir pour Ayerdhal. Le moment était délicat. Il était impensable de ne pas évoquer la disparition de cet auteur et pourtant, il s’agissait d’honorer un roman paru cette année. Par respect pour la présidente du prix, Sara Doke, il ne fallait pas que l’hommage phagocyte l’événement. Gilles Francescano a parfaitement su trouver les mots, les anecdotes pour parler de Yal, tandis que Pierre Bordage a lu le début de Transparences, Norman Spinrad est aussi intervenu pour évoquer la science-fiction française à cette occasion. Je trouve très bien qu’Ugo Bellagamba, directeur artistique du festival, fut présent autant pour marquer le décès d’Ayerdhal que pour souligner l’importance du prix Julia Verlanger. Cela donnait un bon équilibre à l’ensemble. J’ai lu des extraits des ouvrages sélectionnés, et notamment un passage de L’adjacent de Christopher Priest. Outre qu’il s’agit d’un très grand auteur de la science-fiction, j’ai une petite histoire avec Christopher au sujet des prix. Lors des Utopiales 2002, j’étais assis à côté de lui dans la grande salle de cinéma pour la remise du Grand Prix de l’Imaginaire et nous gérions notre stress, chacun à notre façon, avant de monter sur scène. Bien des années plus tard, à Epinal, il me reparlera de ce moment. Aussi, je me suis retrouvé très honoré de lui passer l’accolade lorsqu’il reçut un prix spécial du jury. J’aime l’idée que les auteurs ont des connexions spéciales entre eux, faites de hasard, qui n’ont rien à voir avec le prestige mais plutôt au fait d’appartenir à une sorte de famille, au sens large du terme. Me trouver dans la même famille que Priest, c’est génial. Tout autant que se trouver dans la même famille que Laurent Genefort, lauréat 2015 du prix Julia Verlanger. Même après une carrière aussi longue, Laurent mérite qu’on célèbre encore son talent, sa passion pour la science-fiction. Il fait partie des conteurs, des inventeurs de mondes, et j’apprécie tout particulièrement d’avoir transmis le prix à quelqu’un qui, humainement, est tout aussi remarquable.

Photo ActuSF

Le lendemain commença plus rudement avec une partie « travail ». Mon éditeur, l’Atalante, organise des réunions entre auteurs, libraires, représentants et bibliothécaires pour parler des projets des uns et des autres pour l’année à venir. C’est assez informel, c’est TÔT, à l’aune d’un festival, mais l’occasion est belle pour avoir le temps de présenter les futures publications. Je ne peux rien dire pour les camarades, histoire qu’ils puissent réserver des surprises, mais j’ai pu annoncer la sortie au second semestre 2016 de Jardin d’hiver, mon prochain roman. Je ne vais pas détailler car je le ferai dans un autre post.

Samedi après-midi fut entièrement consacré aux tables rondes et dédicaces. La première, consacrée aux faux-semblant du politique, permit de parler du pouvoir en compagnie de scénaristes/auteurs de BD. Elle se déroula aisément et dans une bonne ambiance, la confrontation avec des non-écrivains étant très intéressante de mon point de vue. Je n’ai pas pu m’empêcher d’évoquer le fait que si la bande dessinée politique apparaît vraiment avec la revue Métal Hurlant dans les années 70, elle apparaît dans les mangas dès les années 50-60. Il aurait fallu plus de temps pour expliquer cette différence, qui tient plus au contexte éditorial qu’à un vrai choix des auteurs dans le cas francophone.

La seconde table ronde fut beaucoup plus problématique à mon goût. Elle traitait de la question de la société de surveillance et des dystopies, en compagnie de Catherine Dufour, Alain Damasio, Jake Raynal et Jean-Marc Ligny. Le public sur la scène Hetzel s’était beaucoup mobilisé, preuve que le sujet est très sensible. Tant mieux. En revanche, j’ai trouvé très perturbant que les propos d’Alain Damasio soient systématiquement applaudis (et ceux de Catherine, dans une moindre mesure). Je n’ai rien à reprocher à Alain et Catherine, tous les deux très sympathiques et impliqués dans leurs propos. Sauf que cette ambiance, très différente de toutes les autres, transformait la table ronde en un meeting sans que l’on sache très bien d’où ça venait. Parfois, j’ai eu le sentiment qu’un mot de trop pouvait faire déraper. J’aime bien pouvoir rebondir sur les propos tenus par les autres intervenants en conférence, pour mieux comprendre ou pour instaurer un dialogue, et je sais que la plupart des modérateurs apprécient cela. Ici, j’ai limité autant que possible, et je trouvais bizarre d’avoir l’impression de monologues plutôt que de table ronde. Je n’ai aucune idée du résultat (certes, on trouve toujours des gens pour apprécier les interventions de chacun, mais vu le nombre de personnes ayant assisté, leur proportion reste inconnue), mais je n’aimerais pas renouveler l’expérience de vivre une tribune politique où la discussion a un côté factice du fait des réactions du public. C’est physiquement qu’on sent le malaise, alors même qu’intellectuellement le cerveau fonctionne toujours.

Le dernier jour du festival fut l’occasion d’apprécier l’atmosphère printanière de Nantes ce 1er novembre, de rencontrer l’auteur Francesco Verso, éditeur numérique de la version italienne de la « Reine d’Ambre » et de dire au revoir à tous, notamment aux bénévoles qui font un travail remarquable et se démènent pour rendre la vie facile aux auteurs. Mes remerciements finaux à l’équipe du festival, Marie Masson, Roland Lehoucq et Ugo Bellagamba, qui ont su trouver la formule pour attirer du monde. A propos d’Ugo, ce dernier vient d’annoncer qu’il avait présidé à ses dernières Utopiales en tant que directeur artistique, dans un texte très beau et très élégant. Avec ce côté « gentleman » qui le caractérise, il reconnait des erreurs et des fautes, mais pour l’auteur que je suis, invité au cours des dernières éditions, je considère qu’il n’a pas à rougir de son bilan. Il fallait beaucoup de brio pour donner une identité claire à ce festival en tentant de mélanger science et fiction sans se couper du grand public. Le succès grandissant, au fil des éditions, prouve qu’il s’agissait d’une option payante, une bonne intuition (au sens scientifique du terme). Merci Ugo, avec Roland, vous avez su imprégner votre marque sur le festival et j’espère que cela continuera de se faire sentir dans les éditions suivantes !

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Le « Janus bifrons » des Utopiales, Ugo et Roland

Du 6 au 8 mars, je participerai à la deuxième édition du festival des cultures de l’imaginaire « Les Oniriques » à Meyzieu. Outre les dédicaces, on me verra le dimanche dans deux tables rondes :

10h30 / Décrocher la lune : que cherche-t-on dans l’espace ? En compagnie de Erik Lhomme et Pierre Bordage. Modération Julien Pouget.

13h30 / Vivre à bord : C’est quand qu’on arrive ? Avec Ophélie Bruneau, Laurent Genefort et Laurent Whale. Modération Sara Doke.

Au plaisir de vous y rencontrer avec des tas d’autres auteurs de SF, fantastique ou fantasy.


Concernant l’écriture, je poursuis les corrections préparant la réédition de mon premier roman paru chez Flammarion : Structura Maxima. Pas de modifications en profondeur, mais je pense que ça vaut le coup, même pour ceux qui ont lu la première version. Il est toujours délicat de « rafraîchir » un texte, parce que l’on est plus dans l’énergie initiale, parce que l’on est passé à autre chose et qu’il faut pourtant conserver les éléments importants. Je suis parti du principe qu’il ne fallait pas tout bousculer, ce qui laisse quand même de la place aux corrections.

J’ai aussi terminé un texte de fantasy (en grande partie uchronique) pour la prochaine anthologie des Imaginales dont le thème est « Trolls et Licornes ». J’en dirai plus lorsque l’ouvrage sortira à l’occasion du festival.

Et en juin, je serai présent aux Futuriales pour présenter Bleu Argent à Aulnay-sous-bois.


A ce propos, une nouvelle critique de ce roman sur Daily Books par Noé Gaillard :

C’est passionnant et l’on a parfois le sentiment de se trouver dans les romans d’un autre auteur de l’Atalante, je veux parler d’Ursula K. Le Guin (allez fouiller dans les archives à cette auteure). Olivier Paquet a bien compris qu’appliquer les recettes des conteurs ne suffit pas à intéresser le lecteur, il faut de l’âme au livre, de l’émotion – pas du mélo ou du larmoyant -, du vécu qui donne au lecteur des surprises. Et cela passe par des personnages attachants qui combattent des personnages plus bêtes que méchants.

Une bonne approche d’une SF plus ambitieuse. Une bonne langue maniée avec finesse.

En librairie le 25 octobre :

Couverture du roman "Le Melkine" (illustration : Manchu)

4ème de couverture :

Dans le ciel à peine noir, les étoiles s’éteignaient une à une. La brise souleva les pans de la cape d’Azuréa.

« Le Melkine va quitter Néo-Aryanis dans quelques heures et se diriger vers Babil-One.

— Enfin, Pong ! J’ai réussi à retrouver sa trace. Tant d’années à attendre, tant d’années à espérer, toujours arriver soit trop tôt, soit trop tard. L’occasion, maintenant.

— Le Melkine ne se soumettra pas », dit Pang.

Azuréa se mit à rire : « Il n’aura pas le choix. »

Depuis trois cents ans le navire-école Melkine parcourt la Galaxie, solitaire et vénéré, son algorithme de positionnement tenu secret. La guerre que lui a déclaré Azuréa, la très médiatique dirigeante de la Fréquence Banquise, met sa pédagogie et son idéal d’évolution de l’humanité en péril. D’autant que ses élèves ne peuvent être insensibles à un message en apparence si proche de celui qu’on leur enseigne…

Un space opera en trois livres.