Archive for décembre, 2014


Bilan et critique de 2014

Tout d’abord, sans doute une des dernières critiques de Bleu Argent pour 2014, parue sur le blog Le temps presse :

En bref, cette histoire est un petit joyau à lire, à chérir et à relire. J’ai créé du lien avec les deux personnages principaux et je les ai trouvés touchants. C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai tourné la dernière page. Par ailleurs, l’épilogue …. il est génial ! Il permet de finir l’histoire et de la ponctuer avec brio. Ce roman m’a sérieusement donné envie de renouer avec la science fiction « pure et dure » (bon, je vais peut-être pas tout de suite me replonger dans le Arthur C. Clarke que j’ai lâchement abandonné il y a déjà plus de … quatre ans). En tout cas, il n’y a pas à dire : l’Atalante m’a comblé de joie avec ce livre de leur collection Young Adult. Un coup de cœur incroyable ! Lisez-le

 

Autant d’enthousiasme dans une critique, cela fait plaisir, surtout au moment des fêtes.

 

L’année 2014 aura été bien remplie sur le plan littéraire :

– Sortie de mon premier roman Young Adult chez l’Atalante. C’était vraiment nouveau comme projet, et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Je voulais écrire un vrai récit d’aventure, et les retours que j’ai semblent montrer que j’y suis parvenu. J’écrirai de nouveaux Young Adult, je le sais, et Bleu Argent constitue une première balise. Peut-être pas dans l’univers du Melkine, mais qui sait…

– Réécriture et parution prochaine de mon premier roman Structura Maxima, dans la collection Young Adult de l’Atalante. Je tenais à cette réédition car les univers de mes trois premiers romans sont liés et je trouvais dommage qu’il manque cette brique à l’édifice. Il n’est pas du tout nécessaire d’avoir lu les autres romans pour apprécier Structura Maxima, mais une certaine parenté peut se ressentir. Cette réécriture était aussi une bonne opportunité pour passer quelques jours à Rome, afin de s’imprégner de l’atmosphère italienne. Cela n’a pas provoqué de modifications profondes dans le roman, juste quelques touches plus réalistes à certains endroits.

– Le projet Rêver 2074. Cette participation à une oeuvre collective autour du luxe constitua le grand événement de l’année 2014 pour moi. Rencontrer des artisans incroyables, discuter tout un après-midi avec le « nez » de Chanel (quand on a écrit « Synesthésie ») et prendre un plaisir immense à écrire un texte de science-fiction sur mes sujets favoris (les sens, la communication et les intelligences artificielles). En plus, dans mon approche de la question des IA, « la Reine d’Ambre » m’a montré la voie vers quelque chose de nouveau et que j’ai bien l’intention d’explorer. En résumé, dans mon parcours d’auteur de science-fiction, ce texte est important et n’a rien d’anecdotique. Les chiffres des téléchargements à la date de décembre 2014 montrent en plus que Rêver 2074 est un succès, avec plus de 11 000 ex, dont un tiers en anglais. D’autres nouvelles sont à attendre en 2015 en relation avec « Rêver 2074 », l’aventure n’est pas terminée.

– Écriture d’un nouveau roman de science-fiction, qui se déroulera sur le sol européen, sur fond de guérilla entre écologistes et ingénieurs. Des intelligences artificielles, des machines et pas mal de reconstructions. Le Paris du XXIIe siècle a un petit air de Jules Verne, mélangé avec des projets des années 70 et les inventions des années 2000. Le roman a été régulièrement interrompu par des contraintes liées à d’autres parutions, mais le manuscrit devrait être terminé en 2015.

– D’autres projets sont lancés, mais tant qu’ils ne sont pas concrétisés, difficiles de les détailler. Je me contenterai juste de dire que j’ai bien l’intention de publier un recueil de nouvelles dans l’univers du Melkine (à la suite du « Khan Mergen », la nouvelle parue dans l’anthologie Destination Univers chez Griffes d’Encre). Cela permettra d’explorer certains éléments passés sous silence dans la trilogie, mais aussi de parler du passé et de l’avenir de l’Expansion. En tout cas, 2015 sera de nouveau une grosse année de travail et tant mieux.

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De retour d’un court mais merveilleux séjour à New-York. Je passe les considérations touristiques (il faudrait des pages et des pages pour raconter à quel point cette ville m’a enthousiasmé) pour me concentrer sur la présentation de Dreaming 2074.

La journée de mercredi ne se résuma pas à attendre la soirée. Il avait été décidé de réaliser des interviews en anglais de chaque auteur pendant une trentaine de minutes. Pour patienter et stresser un minimum, nous avions un quartier général, le Hanamizuki Japanese Cafe à Chelsea.

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Les enregistrements vidéos sont à destination de blogueurs qui souhaitent du contenu exclusif supplémentaire. Les questions étaient posées par un journaliste américain, David Sokol, qui s’est enthousiasmé pour les textes et a su nous poser des questions pertinentes avec une gentillesse remarquable. Il m’a même fait découvrir certains aspects inconscients de mon texte, ce qui, de mon point de vue, est la marque d’un bon interviewer. C’était professionnel, travaillé, mais très amical. Malgré tout, j’en suis sorti lessivé, et la séance de démaquillage a bien aidé à retrouver du calme.

Après un retour à l’hôtel pour se reposer, on s’est tous retrouvés à la librairie française (voir Une librairie proustienne… à New-York), l’endroit est encore plus superbe que les photos que l’on peut trouver sur le net, et très accueillant. Le public était composé de journalistes, responsables d’agences de mode et du luxe, ainsi que de personnalités de la science-fiction américaine (tel David Hartwell, senior editor chez TOR Books), soit environ 80 personnes sur 100 places disponibles. Vu le temps maussade, la neige et le froid, c’était un bel exploit.

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La présentation a tourné essentiellement sur le contenu de nos textes, en présence de Sheryl Curtis, notre brillante traductrice. La science-fiction française était parfaitement mise à l’honneur dans ce lieu, et nos ouvrages avaient même fait le voyage.

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Les discussions avec les invités furent passionnantes. En fait, les américains n’en sont pas revenus du côté fou du projet. Cela leur a paru très « français » comme ambition, et pour les amateurs de science-fiction, ils y ont vu une forme de reconnaissance du sérieux de cette littérature, au vu du prestige du commanditaire. Ils ont aussi adoré qu’on se déplace spécialement à New-York et de pouvoir discuter avec nous. Nous avons pu parler des représentations culturelles, de la différence entre la « New-Yorkaise » et la « Parisienne », de la Chine et de l’Inde, et ainsi de suite. Le public était jeune, en majorité, et a eu l’élégance de ne pas nous faire sentir qu’on écorchait l’anglais. La soirée fut passionnante et se termina dans un resto juif new-yorkais autour de sandwichs au pastrami.

Je garderai longtemps le souvenir de ce séjour. Nous avons même eu la chance d’avoir du beau temps le lendemain, ce qui nous a permis de nous balader dans de meilleures conditions. Je n’oublierai jamais ce verre de cidre chaud bu en compagnie de Jean-Claude Dunyach et Xavier Mauméjean à Union Square. Un moment chaleureux entre amis unis autour d’un projet exceptionnel.

 

L’aventure de Rêver 2074 continue sous sa version Dreaming 2074

Il y a déjà eu une critique argumentée d’un spécialiste canadien de science fiction, James Davis Nicholl. Concernant mon texte, il écrit :

Some readers — Noel Maurer — will find the applications to which artificial intelligence is put to rather disquieting. I mean, it’s not like there are killer robots roaming around pulling out people’s spines, but the AIs are definitely acquiring abilities that could potentially allow them to replace once uniquely skilled humans. The original intention is to allow those skilled people to do their jobs better, but the risk of replacement is pretty clear. This might, however, be the sole wine-theme robopocalypse story I have encountered.

The authors of this work are aware that France has for a very long time been a nation of immigrants and they clearly don’t expect this to change any time soon.

On notera aussi le bel enthousiasme italien de Nick Parisi :

In questo caso mi ha contattato lo scrittore francese Jean-Claude Dunyach  (mio carissimo amico, tra parentesi) per parlarmi di questo eBook gratuito a cui hanno partecipato oltre a lui anche altri scrittori famosi di fantascienza di area francofona (Paquet, Maumèjean e la Joëlle Wintrebert sono nomi di tutto rispetto in Francia,mentre Dunyach è lo scrittore SF francese più tradotto al mondo) con l’aggiunta di un linguista ed un musicista.

Je ne traduis pas, c’est juste le plaisir de voir l’anthologie se balader un peu partout en Europe et dans le monde. Et justement, les textes ne font pas que voyager, les auteurs aussi. C’est ainsi que nous allons présenter Dreaming 2074 aux Etats-Unis, le 10 décembre. Cela aura lieu dans la nouvelle et seule librairie française de New-York, l’Albertine

La rencontre aura lieu à 19h, 972 Fifth Avenue New-York. The Utopia Factory

Et pour donner une idée du lieu, une image du plafond, parfait pour des auteurs de science-fiction capables de faire coïncider livres et étoiles. (Décor réalisé par des artistes français vivant à New-York)