Archive for novembre, 2012


Même si je n’ai pas encore écrit de texte pour la jeunesse, je viens au salon de Montreuil qui se déroule du 28 novembre au 3 décembre.

J’y dédicacerai sur le stand de l’Atalante (E13) :

Samedi 1er décembre de 16h30 à 18h30

Sinon, à l’occasion d’une visite dans les librairies parisiennes, je suis tombé sur un étal plaçant le Melkine au milieu d’un bon nombre d’auteurs et de titres réputés. Spinrad, R.C. Wilson, Silverberg, Genefort, c’est du beau monde. Il vaut mieux être bien accompagné que seul.

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Premières critiques du Melkine

Les Lectures de Cachou

Extrait :

Mais il y a bien d’autres choses qui hantent Le Melkine. D’idées intéressantes comme celle du conditionnement culturel (d’ailleurs je me demande pourquoi n’a pas été évoqué le fait qu’Ismaël, le sans-conditionnement, est en fait bel et bien conditionné culturellement par l’idéologie du Melkine, comme tous ses autres élèves qui doivent apprendre à quitter leur manière de concevoir le monde pour pourtant en adopter une autre, celle du vaisseau) à la réflexion sur la communication instantanée et tout ce qu’elle peut engendrer (l’ombre d’internet ne plane-t-elle pas sur tout ça?), il y a déjà de quoi tenir sur plus qu’une trilogie. Mais ce que j’ai préféré, et de loin, ce sont les passages mettant en scène le Melkine comme un personnage encore plus que comme une idéologie. Ceux-là ont fait briller mes yeux et les ont remplis d’étoiles. Cela vaut déjà la peine de lire ce roman rien que pour eux.

Blog-o-livre (Blog de Blackwolf)

Extrait :

J’ai passé un bon moment avec ce roman qui nous offre un voyage vraiment captivant à travers les étoiles et cet univers fascinant. Alors, certes ce tome est un tome d’introduction ce qui fait que l’intrigue manque un peu de rythme et surtout l’histoire peut paraître linéaire et pourtant j’ai accroché à ce livre, à cette fascination, cette passion pour les étoiles et les enjeux qui en découlent. On sent tout le potentiel que peut nous offrir les suites. Les personnages sont vraiment travaillés et possèdent tous leurs propres visions du monde, leurs sentiments et leurs émotions ce qui les rend facilement attachants. Le style de l’auteur se révèle vraiment travaillé et efficace, nous plongeant facilement dans son histoire. Au final un premier tome intelligent et qui se révèle vraiment plaisant, me donnant envie de découvrir la suite une fois qu’elle sortira.

Je rajoute que via twitter, j’ai pu voir des avis relayés qui font bien plaisir (mention spéciale à @Fraise-des-bois et @clementh )

Compte-rendu des Utopiales 2012

De Vendredi à Dimanche matin, j’étais à Nantes, invité dans le cadre du Festival International de Science-Fiction des Utopiales. Avant de reprendre le collier, un compte-rendu subjectif de la manifestation :

Départ calme en train. Il fait encore beau à Compiègne alors que le temps s’annonce maussade à Nantes. Il s’avérera « breton » à l’arrivée. Parler du train n’aurait pas grand intérêt si un incident (un TGV bloqué du côté de Sablé-sur-Sarthe) n’avait pas désorganisé certaines tables rondes. Selon la malchance, on s’en tirait avec 20mn de retard (mon cas, en passant par St Pierre des Corps) ou avec trois heures de délai (mention spéciale au directeur de la collection Folio-SF qui, en plus, avait subi le chaos du côté de la Gare du Nord mercredi. Quand ça veut pas, ça veut pas). Ceci pour expliquer l’absence de Serge Pellé qui devait participer à la table ronde de 14h.

Commençons donc par la partie Conférences

Les empires galactiques sont-ils obsolètes ?

Je me suis retrouvé en présence de Jean-David Morvan et Philippe Buchet pour discuter de cette figure importante de la science-fiction spatiale : l’empire. Table ronde très agréable, avec le moment intimidant où les deux créateurs de Sillage vous posent des questions sur votre livre qui vient de sortir. En tout cas, bonne occasion de parler du Melkine mais aussi de parler du space opéra en général. Le festival était lancé et bien lancé pour ma part.

De l’océan des mondes marins aux océans du ciel

Plus de participants cette fois, dont une scientifique, intimidée au début mais qui a su se faire sa place et semblait être à l’aise pour parler de son expérience océanographique sur un navire. Il fut question des différences entre vaisseaux marins et vaisseaux spatiaux, mais aussi des points communs entre deux univers qui n’ont pas d’horizon (quand on est sous l’eau).

Après les conférences, les dédicaces.

Tout se déroulait à l’intérieur de la librairie constituée spécialement pour les Utopiales :

Moment qui peut être angoissant, pathétique ou enthousiasmant selon les circonstances. Là, c’était juste bien. Un certain nombre de lecteurs sont venus après avoir assisté aux tables rondes, signe que la programmation avait été bien pensée pour mettre en valeur les artistes et leur travail. Occasion aussi de retrouver amis et connaissances, blogueurs ou autres. Mention spéciale à une lectrice, Aleksandra (promis, je me souviendrai de l’orthographe pour la prochaine fois) que j’avais déjà rencontrée lors d’une signature à la librairie l’Imaginaute à Tours. Sinon, j’ai signé tout ce qui était disponible (Loups de Prague, Destination Univers, Melkine) a un rythme agréable. Evidemment, il ne s’agit pas de rivaliser avec les files d’attente pour Neil Gaiman, ou Alain Damasio pour les auteurs français, mais ça me convenait. Même le samedi où je n’avais pas de conférence associée, les signatures n’ont pas faibli.

Maintenant, le festival dans son ensemble.

Entre les conférences et entretiens mêlant auteurs et scientifiques, il y eut des hommages rendus à Jacques Goimard et Roland C. Wagner.

La cérémonie fut constituée principalement d’évocations de Roland par son éditrice et ses amis, dont l’auteur Norman Spinrad, très ému. J’espère que le public a pu comprendre qui était cet auteur, ce qu’il avait apporté aux gens qu’il avait rencontrés lors des conventions ou sur les divers forums. Je ne vais pas prétendre qu’il était un ami intime, mais un copain avec lequel je partageais l’idée que la science-fiction est un genre vivant et qu’il faut bien connaître pour éprouver toute la liberté qu’il procure. Peu de personnes dans le fandom ont été aussi accueillantes que Roland, et sans doute que son caractère chaleureux nous manquera. Pour le reste, il y a son oeuvre qui ne disparaîtra pas, et un bon nombre d’auteurs français qui ont envie de s’amuser avec la science-fiction qu’il aimait.

Le lendemain, l’essentiel de la journée fut constituée par une réunion en présence de libraires pour présenter nos projets pour l’année. Ca fait partie des activités utiles rendues possibles par un festival aussi important. J’avoue avoir eu un moment « fan » car Michael Moorcock (Elric, Mother London) était présent pour parler de son prochain roman (presque fini, il faut encore que sa femme le lise). Photo un peu en douce, sans aucune honte :

Et encore, la photo ne permet pas de dire à quel point cet auteur est charmant, avec un anglais d’une grande clarté, si humble après une telle carrière. On ne peut qu’éprouver de la tendresse pour une telle personne. Je ne vais pas dévoiler le sujet de son prochain roman, mais il est très séduisant. C’était une chance d’entendre un grand auteur présenter une oeuvre mais aussi comment elle s’articulait avec ses propres préoccupations personnelles et intimes. Pas juste une histoire, mais aussi une mise à l’épreuve de ses convictions.

Après ça, repas en compagnie d’autres auteurs et traducteurs publiés par l’Atalante : Jeanne-A Debats, Serge Lehman, Patrick Couton, Laurence Suhner, Florence Bury, Javier Negrete, Claude Ecken, et j’en oublie sûrement.

D’un point de vue général, le public des Utopiales fut nombreux à assister aux conférences, et pas seulement celles de Neil Gaiman :

Un public varié, plutôt jeune, intéressé aussi bien par les discussions d’astrophysiciens sur le temps, les nanotechnologies, que celles sur l’apocalypse ou la création numérique. C’était un vrai plaisir de voir autant de gens intéressés et un signe que les deux têtes du festival, Ugo Bellagamba et Roland Lehoucq ont réussi leur pari en succédant à Pierre Bordage. Pour une première édition sous leur direction, il y avait tellement de bonnes choses qu’on ne peut que souhaiter que ça continue ainsi :

Un dernier mot enfin pour parler d’une bonne partie de mon activité en dehors des conférences et dédicaces : Twitter. Les Utopiales avaient un fil twitter, mais d’autres participants faisaient du Live Tweet (LT) de certaines conférences, comme Fuzzyraptor ou Mag_frog. Entre les retweets et les photos, cela formait un ensemble très actif qui essayait de partager certains moments de manière rapide. J’étais ainsi au courant de débats lors des tables rondes alors que j’étais dans le TGV (dont un très amusant échange entre Nancy Kress et Gérard Klein sur la part de femmes dans les auteurs de science-fiction). Par l’intermédiaire de ces tweets, on pouvait avoir l’impression d’assister aux principaux événements aussi bien dans le festival que dans les coulisses, même si on était à des kilomètres. J’ai adoré participer avec mes propres photos et je remercie la personne qui s’occupait du compte twitter des Utopiales pour avoir su motiver les gens. Un compte twitter d’un festival, ce n’est pas juste des annonces officielles, mais aussi savoir écouter ce qui se passe autour.

Utopiales 2012

Je serai présent au Festival International de Science-Fiction Utopiales du vendredi 9 au dimanche 11 novembre.

Tables rondes

Vendredi 9 novembre

14h00 / Bar de Mme Spock
Les empires galactiques sont-ils obsolètes ?

Avec : P. Buchet, J.-D. Morvan,  O. Paquet, S. Pellé
Modération : L. Queyssi

17h00 / Bar de Mme Spock
De l’exploration des mondes marins aux océans du ciel

Avec : Ayerdhal, P. Bordage, J.-D. Morvan, S. Nicaud, O. Paquet
Modération : J. Rébillat

Dédicaces

Vendredi 9 novembre : 15h00-16h00 / 18h00-19h00
Samedi 10 novembre : 16h00-17h00